Un ancien lien peut encore conduire vers vos consultations depuis Google, un autre site ou les favoris d’un visiteur. Si vous déplacez la page pendant la refonte, ce lien doit permettre de retrouver les bonnes informations. Tester le nouveau menu ne vous dira pas si cet ancien lien fonctionne.

Décider quelles pages garder

Demandez à votre prestataire de relever les adresses de l’ancien site et de préciser ce que chacune deviendra. Ce tableau doit inclure les pages absentes du menu et les documents utiles, comme un PDF de préparation au bilan.

Pour chaque page, choisissez selon ce qu’elle apporte encore au lecteur :

Situation Décision à préparer
La page reste utile Garder son adresse si possible.
Son contenu est déplacé ou regroupé Faire mener l’ancienne adresse vers la page correspondante.
Le contenu disparaît sans remplacement Retirer la page.

Une redirection permanente fait passer automatiquement le visiteur de l’ancienne adresse à la nouvelle. La destination doit répondre au même besoin : une ancienne page de tarifs doit mener aux tarifs, plutôt qu’à l’accueil. Une page réellement supprimée sans équivalent peut, elle, répondre « page introuvable ».

Profitez de cet inventaire pour repérer les informations à conserver : consultations proposées, déroulement du bilan, tarifs et coordonnées à jour. Refaire la présentation ne doit pas faire disparaître une explication toujours utile.

Avant le chantier, gardez aussi une sauvegarde du site et vos accès à Search Console, l’outil Google qui renseigne sur la présence de votre site dans ses résultats. Si vous avez déjà des données, conservez les pages, les recherches et les clics disponibles, avec leurs dates. Une absence de données ne signifie pas que personne ne consulte la page.

Tester aussi les anciennes adresses

Dans notre site test fictif, la nouvelle page de nutrition sportive s’ouvrait, mais son ancienne adresse répondait « page introuvable ». Nous avons ensuite ajouté une redirection vers la nouvelle page sport.

Dans le site test fictif, l’ancienne adresse sport aboutit à une page introuvable sans redirection. Après correction, elle mène directement à la nouvelle page sport accessible.

Cas fictif testé le 7 octobre 2026. Le schéma montre un accès rétabli ; aucun classement Google n’a été mesuré.

Faites tester les anciennes adresses, avant la mise en ligne puis sur votre domaine après le remplacement du site. Demandez un compte rendu qui indique la réponse du serveur, les éventuelles étapes de redirection et la destination finale. Vérifiez aussi son contenu : arriver sur une page qui s’ouvre ne suffit pas si elle parle d’autre chose.

Dans le même test, une page de consultations s’ouvrait tout en portant la consigne noindex, qui demande à Google de l’exclure de ses résultats. Ce défaut ne se voyait pas en lisant la page.

Demandez donc trois contrôles complémentaires :

  • L’accès pour Google : aucun blocage de préparation ne doit rester sur les pages à publier.
  • Les adresses indiquées : les liens du menu et l’adresse préférée déclarée dans chaque page, appelée « canonical », doivent correspondre aux pages finales.
  • Le sitemap : ce fichier qui liste les pages pour les moteurs de recherche doit contenir les nouvelles adresses utiles.

Ces réglages aident Google à explorer et comprendre le site. Ils ne lui imposent ni de retenir une page dans ses résultats, ni de lui donner une position précise.

Vérifier la suite dans Search Console

Après la mise en ligne, conservez l’accès à Search Console et le moyen qui permet à Google de vérifier que le site vous appartient. Demandez le dépôt du nouveau sitemap et l’examen des pages importantes avec l’outil d’inspection d’adresse.

Cet outil distingue ce que Google connaît déjà d’une page et un test de son état actuel. Son test en direct peut suivre une redirection sans l’indiquer : il ne remplace donc pas le relevé demandé au prestataire.

Pour comparer les clics avant et après :

  • Les périodes : gardez la même durée et les mêmes filtres. Pensez aux variations saisonnières.
  • Les pages : regardez les anciennes et les nouvelles adresses. Google peut compter les clics sous l’adresse qu’il considère comme principale.

Ces clics ne donnent pas le nombre de rendez-vous pris.

Les positions peuvent varier pendant le changement. Cela ne justifie pas de laisser un blocage connu sans correction. Google conseille généralement de garder les redirections au moins un an. Si vous changez aussi de nom de domaine, faites préparer ce déplacement séparément.

Avant de donner votre accord pour la mise en ligne, demandez le tableau des anciennes pages et le compte rendu de leurs contrôles. Faites préciser qui corrigera les anomalies restantes.

Sources et méthode

Recherche et test réalisés le 7 octobre 2026 : sept anciennes pages d’un site fictif, une refonte avec des erreurs volontaires, puis une version corrigée. Nous avons vérifié les réponses du serveur et les réglages locaux, sans mesurer l’indexation, les positions Google ou les rendez-vous.

Les recommandations viennent des documentations Google sur les changements d’adresses, la consigne noindex, l’inspection d’une adresse et l’analyse d’une baisse de trafic. Le tableau et les demandes au prestataire sont notre synthèse pratique de ces sources et du test.